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Une géomaticienne à l’autre bout du monde

Une étudiante de la HEIG-VD, partie au Canada pour effectuer son travail de bachelor, raconte son expérience.

Mon parcours professionnel a débuté lorsque j’ai effectué un apprentissage de géomaticienne sur une durée de 4 ans dans un bureau valaisan. Puis l’envie de continuer les études pour devenir ingénieure m’a poussée à faire une année de maturité professionnelle technique. Et c’est en septembre 2015 que j’ai pu commencer mes études à la HEIG-VD. Je suis désormais à la fin de mon cycle d’études et je réalise mon travail de bachelor à l’étranger.

Pourquoi avoir choisi le métier d’ingénieur ?

J’ai découvert ce métier en effectuant un stage en entreprise à la fin de l’école obligatoire et j’ai tout de suite apprécié le fait qu’il y a cet aspect de variation entre le bureau et le terrain dans le métier. Puis au cours de la formation, j’ai beaucoup plus apprécié les travaux liés au bureau. C’est un des éléments qui a fait que j’ai décidé de m’orienter vers une école d’ingénierie. Dans cette école, les cours sont très diversifiés mais en même temps, entre tous les éléments étudiés, il est possible de trouver une connexion ou un lien entre eux d’une manière ou d’une autre. C’est un point vraiment très captivant dans la profession selon moi.

Pourquoi avoir choisi de réaliser ce semestre en échange ?

Cette opportunité s’est offerte à moi et j’ai estimé que c’était le bon moment et peut être le dernier où je pouvais me permettre de partir deux mois. Je me suis dit que cette expérience ne pouvait être que bénéfique, surtout qu’à l’avenir, en travaillant dans un bureau, il est plus difficile d’avoir deux mois pour partir à l’autre bout du monde.

Drapeau canada. Photo :    

Où as-tu choisi de partir pour ton semestre d’échange ?

Je ne fais pas vraiment un semestre d’échange mais j’effectue plutôt mon travail de fin d’études au Canada, à l’université LAVAL à Québec. Le travail de fin d’études est plus court qu’un semestre ordinaire : il ne s’étale que sur 10 semaines, mais il est de durée identique au semestre 6 du cursus académique. Le travail de fin d’études se déroule de manière différente d’un semestre ordinaire : ce ne sont pas des cours mais un travail personnel encadré par un professeur, représentant en quelque sorte l’application des connaissances acquises lors du cursus académique.

Geomatique Canada. Photo :    

Pavillon du département de géomatique au Canada

Comment trouves-tu la vie au Canada, l’intégration, les rencontres, l’adaptation ?

La vie à Québec est très différente de la vie en Suisse. Par exemple, je vis dans une collocation située en ville et je n’ai vraiment pas l’impression d’être en ville : le quartier est calme, on se croirait au cœur de la tranquillité d’un petit village mais en beaucoup plus grand.

Les Québécois sont très accueillants et sympathiques. Au début, dans la collocation, je ne comprenais pas toutes leurs conversations quand ils discutaient entre eux à cause de leur accent mais, maintenant, c’est bon. A l’université, la majorité des étudiants sont en vacances d’été. De ce fait, il n’y a pas beaucoup de monde dans l’université mais j’ai quand même côtoyé des stagiaires et des étudiants en maitrise ou en doctorat à l’université. Il y a pas mal de Français et c’est avec eux que je visite la région principalement.

En ce qui concerne l’adaptation, je me sens bien à Québec. C’est une ville vraiment agréable et je pense que tout est fait pour s’y accommoder rapidement.

Vie d'étudiant Canada. Photo :    

Que projettes-tu de réaliser pour la suite ?

Pour le moment, j’ai envie d’aller travailler dans un bureau et de me poser. Pour la suite, je verrai bien le moment venu.

Conseils aux futures ingénieures ?

J’encourage vivement la personne qui hésite à faire un échange. C’est une chouette expérience et ça passe très vite. Pour mon travail de bachelor, je reste 2 mois mais je trouve ce temps court : j’ai même prolongé mon séjour pour en profiter plus. En faisant la liste de tout ce que je voudrais encore faire et le nombre de week-ends restants : eh bien, il n’y en a pas assez !

Donc vraiment, vas-y fonce ! C’est une bonne expérience.

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