Ingénieuse.chLa technique, un défi au féminin

Qu’est-ce que le génie mécanique ?

Déconstruisons les stéréotypes sur l’ingénierie en découvrant ces métiers et plus particulièrement celui de l’ingénieur·e mécanique.
PIRO4D / Pixabay

Par notre ambassadrice Léonie Marchand, étudiante en Génie Mécanique

Dans mon article précédent  « Pourquoi je suis devenue Ambassadrice égalité » je parlais de l’importance des modèles scientifiques féminins et particulièrement d’ingénieures. En effet, nous constatons le manque de personnalités féminines auxquelles se référer, ce qui impacte l’image que nous avons des métiers scientifiques et de l’ingénierie. J’aimerais donc plus particulièrement parler de l’ingénieur·e car on peut parfois faire face à une certaine méconnaissance de ce métier. On me pose souvent la question de savoir en quoi consiste mon futur métier ou sur quels types de fonctions va déboucher ma formation.

Alors qu’est-ce que le métier d’ingénieur·e ?
Tout d’abord, l’ingénieur·e peut exercer un métier totalement différent d’un secteur à l’autre. Le domaine est tellement vaste – 22 filières à la HES⁠-⁠SO - qu’il est difficile de définir le métier. Il y a l’ingénieur·e en génie civil, en informatique, en télécommunications, en génie mécanique, en génie électrique et même en viticulture et oenologie. Les ingénieur·e·s possèdent toutefois un socle de compétences en commun comme les mathématiques, la physique ou encore les langues par exemple. Plus généralement, le rôle de l’ingénieur·e est d’étudier et de résoudre de manière innovante des problématiques complexes en rapport avec la conception, la réalisation, la mise en œuvre ou le contrôle de systèmes et de services.

Le métier d’ingénieur·e est donc aussi vaste qu’il y a de domaines. Nous, les ambassadrices égalité, avons d’ailleurs la chance de pouvoir représenter plusieurs des filières de l’ingénierie. Au féminin.

Aujourd’hui, je voudrais donc vous parler de l’ingénieur·e mécanique. Cela est d’autant plus nécessaire que le métier est stéréotypé. Quand je parle de mes études en ingénierie mécanique, les premiers clichés mentionnés sont : les moteurs, les voitures et bien sûr les mains dans le cambouis. Ce qui est dommage car ce n’est pas l’image du métier que j’ai et cela ne représente pas mon quotidien.

Alors qu’est-ce que l’ingénierie mécanique ? C’est concevoir, expérimenter, modéliser, optimiser et réaliser. L’ingénieur·e mécanique doit donc user de créativité, inventivité et faire appel à ses connaissances techniques et scientifiques dans le but de trouver des solutions. Il ou elle conçoit donc des produits, machines, véhicules, systèmes mécaniques intelligents et/ou connectés. Un des enjeux actuels que les ingénieur·e·s doivent aussi prendre en compte dans leur travail est le cycle de vie du système. Ils modélisent, optimisent, vérifient à l’aide d’expériences et d’essais et améliorent ensuite les systèmes développés ou déjà existants.

Dans une industrie qui se veut de plus en plus moderne et robotisée, leur rôle est aussi d’automatiser les procédés de fabrication, les machines ou processus de production. Mais leur rôle dépend surtout du domaine dans lequel ils exercent, car les domaines d’applications sont encore très vastes.

De nos jours, la dimension la plus mise en avant dans le métier est le travail en équipe et l’interdisciplinarité. En effet, la formation ne nous apprend pas que les sciences de base, la dynamique des systèmes mécaniques et la conception mais aussi les bases d’autres filières comme l’électronique, l’informatique ou l’électrotechnique. Il faut en effet savoir travailler avec d’autres corps de métier et pour cela il est nécessaire de les comprendre et pouvoir échanger avec eux dans leur « langage ». La diversité permet de concevoir des systèmes de façon complète, en prenant en compte tous les aspects importants qui ne viendraient pas forcément à l’esprit d’une personne seule.

C’est ces dimensions qui me motivent le plus et m’attirent dans le métier : pouvoir concevoir et exprimer mon ingéniosité au sein d’un environnement dynamique, collectif et donc stimulant.

Pour terminer, j’aimerais ajouter que c’est un domaine encore trop masculin qui a bien besoin de plus d’égalité dans la représentation des genres. En effet, il y existe toujours des classes comme la mienne, où je me trouve être la seule femme pour une soixantaine d’étudiants. Cela permettrait de représenter la société telle qu’elle est : diverse et égale. L’enjeu est qu’une grande partie des systèmes créés, construits et utilisés dans le monde puissent être conçus en répondant aux besoins de toutes et de tous. 

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